A propos

Bonjour, je m’appelle Elsa et j’ai trente ans. Je suis maman d’un petit garçon de 4 ans et je vis en itinérance dans un camping-car. Mon psy dit que j’ai un profil typique, tous les autres que je suis marginale ;). Alors mon parcours, en bref ; je suis partie tôt de ma cellule familiale, vers 15 ans,  je mettais les voiles. Trop sensible disaient-ils tous, inadaptée, rebelle ou encore feignante…  Alors oui je m’ennuyais à l’école et mon amoureux lui aussi voulait visiter le monde et comprendre le sens de la vie (rien que ça ! Bah je cherche encore vous imaginez bien !!!). Oui nous étions révoltés par les injustices sociales, par l’incohérence du monde dans lequel nous vivions, par la souffrance humaine, animale et environnementale. Oui nous fumions beaucoup de pétards et oui notre envie de vivre en autarcie en pleine nature s’est assez vite transformée en vie de « zonard » assez traditionnel. Dur de ne pas retomber dans un cadre, finalement. Alors voilà, la rue, les rencontres, les chiens, la manche, la vie de bohème et de galère, les voyages et la débrouille. Et puis l’amour qui se casse, la solitude et les coups dures, les chiens qui meurent et les amis qui rentrent dans le « droit de chemin », les claques de la vie- du grandir. Le prix de l’expérience. Une expérience riche de sens, je pense que ça vaut largement un bac en sociologie. Mais les universités ne sont pas d’accord avec moi. Bref, 18 ans, un permis, un camion, des chiens, des teufs et de la drogue, d’autres histoires d’amour, des voyages encore ; de plus en plus loin, dépaysant, ou je continue à chercher en vain: Qui suis-je ? Comment je fonctionne ? Comment fonctionne l’autre ? Et ce monde qui me parait toujours aussi fou ? Et la liberté, c’est quoi en fait ? …

Vingt-deux ans et me voilà rentrée un peu par miracle dans une formation d’éducateur. Changement de cap, deux ans plus tard, j’ai abandonné mon camion pour vivre dans une petite maison, je suis diplômée, j’ai dénoncé une directrice de maison d’enfant maltraitante et je suis mariée. Je monte une association de protection animale et récupère tous les chiens errants que je croise.  Je m’investis dans mes jobs ; accompagnement des enfants placés, des femmes en situation de prostitution, puis des demandeurs d’asile (migrant, réfugié) : je me crame. Me brûle les ailes. Et puis encore l’amour qui est toujours aussi capricieux et se permet de rester libre malgré les contrats passés. Alors voilà après une grossesse hyper-merdique, un enfant prématuré mais bien vivant, une maison retapée mais abandonnée pour retrouver des roues (par pitié…), quelques hautes trahisons familiales, un abandon de poste, une formation de naturopathie, d’herboristerie, de conseillère de fleur de Bach et d’énergétique ainsi qu’une psychanalyse, un divorce et…. Bref, me revoilà sur les routes, toujours aussi sensible, inadaptée, et en quête – de savoir, d’apprentissage, d’expérience, de rencontre… Toujours avec mille questions sans réponse, une chose est sûre je rejoins Socrate: « tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien » … !!! Un fils qui ne va pas à l’école (Oui l’école de la république bien-sûr, le concept ok, génial, on est d’accord mais… NON !!!), et un besoin d’écrire irrépressible ; sur la société, les plantes, la spiritualité, la vie, les gens et nos différences… C’est pourquoi vous me lisez aujourd’hui. Je tiens à dire une chose : peu importe notre parcours, et notre identification à notre carte de visite : rien n’est réellement vraie, ni mes pensées ni les vôtres, ni mon histoire, ni la vôtre. Une chose est sure je ne sais pas où je vais, mais j’aime l’humain malgré ces folies. J’aime la vie malgré ces épreuves, les miennes et celle des autres. J’aime l’amour malgré ces caprices et son impermanence. J’aime l’expérience peu importe le prix. J’aime continuer à grandir, peut-être même vieillir, déjà, un peu. Je me casse la gueule, souvent, mais je découvre des petits mystères quand je prends le temps de regarder dedans et autour, alors ça vaut les détours. Je nous souhaite à tous le meilleur, dans ce monde aux milles beautés entre complexité et dualité. Et comme disent mes amis Maliens ‘nous sommes tous la même chose’, continuons à expérimenter, à aimer et à chercher ensemble la paix pour notre jolie planète et ses habitants.

‘Ne pas créer, c’est mourir’

 

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