Amour Impossible

Que l’amour impossible soit un refuge habile, que le sang du regret ne coule pas dans nos veines. Que le lien à l’autre n’exprime autre résistance que celui du mouvement. Que les ruptures enchantent le gout des retrouvailles, et que de ton cœur puisse enfin rejaillir la flamme. Que seul compte l’instant ou malgré toi tu te lies à moi, quand j’oublie un moment les rechutes du désespoir. Que cette recherche de sens me mène toujours au même endroit. Dans tes bras si fragile, et ton corps qui se bat. Tu te noie en toi, alors je plonge sans tuba. Malgré ma rage de liberté, je suis happée par la beauté de nos âmes entrelacés. Quand tu livres enfin, cet amour incertain et que tu te délivres de ces chaines massives. Quand tu aperçois la douceur de vivre, sans l’ivresse passive. Quand petit à petit ton souffle respire et que de toute ta lumière tu m’éblouie, me rendant à moi-même mon propre soleil. Juste le plaisir de te voir un peu libre. Juste le moment  ou enfin apaisée, je peux t’enlacer. Parce que la douceur n’a pas de prix, et que ton être est magique. Parce que c’était écrit quoi qu’en pense les passants. Parce que tu fais partie de ma vie, et que mon être s’indigne de tes absences. Parce que je suis incapable de couper, rescapée- repêchée, mille fois tu m’abandonnes. Mille fois je décartonnes, mais je reste fidèle à ma foi et aux signes qui détonnent… Je reste la avec toi, tisserande de lien, à recoudre pas à pas ce que tu t’obstines à ne pas voir. Pour ne pas souffrir, tu es prêt à mourir d’une part de toi. Pour ne pas te perdre je suis prête à mener le combat. Quoi qu’en pense ma raison, j’y livre mon horizon. Quoi qu’en pense les contes, et leurs auteurs à la con. Notre histoire pas banale nous laisse vulnérable. Inadaptés en profondeur, on cherche la clé de nos cœurs ou bien des enchanteurs. On a laissé des plumes en encaissants telle des enclumes. Nous nous sommes bien gardés de trop nous protéger –exposés, explosés, diffractés. La trame de l’histoire nous laisse bien des déboires. Je t’aime sans y croire, tu m’aimes sans le savoir. Alors ces nuits noires, où ton silence me glace, je cherche en moi comment apaiser mes espaces. Espaces abîmés, délaissés ou violés. Grace à toi je peux y accéder, et continuer à explorer. Peu importe nos lendemains, je veux continuer à aimer, contre vent et marée, contre croyance et violence, contre nous-même et nos carences.

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